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Bon voyage au Cameroun!

Elles partent pour une aventure passionnante! En tout, les sept jeunes filles passeront six semaines à Douala, la capitale économique du Cameroun pour y lancer leur projet d'entreprise. "Nous sommes prêtes et nous avons hâte", se sont-elles exclamées avec enthousiasme avant le grand départ.

Le projet a été mis sur pied par le Regroupement des jeunes filles francophones de Toronto, qui a pour but de développer le sens des affaires des jeunes femmes (de 14 à 30 ans) sur le plan international.

Ce programme spécial permet aux participantes de développer et de réaliser leur projet d'entreprise. "Elles viennent de terminer la première étape, une formation intensive de six semaines qui leur a permis de réaliser leur plan d'affaires. Au Cameroun, elles commencent la deuxième partie de leur projet auprès des organismes et de la population camerounaise. Lorsqu'elles seront de retour ici, elles entreprendront la dernière étape : la mise sur pied de leur entreprise", explique Léonie Tchatat, directrice du Regroupement, qui a soigneusement établi les contacts pour préparer le séjour de chacune de ses protégées.

À Douala, une délégation les a accueillies chaleureusement à grands renforts de banderolles. Ces jeunes filles ont bien de la chance, car non seulement elles jouissent du climat tropical, mais elles vivent ensemble dans le confort d'une villa avec cuisinière et chauffeur fournis! "Toutes leurs dépenses sont payées par le Regroupement : avion, hébergement et équipement électronique, et elles reçoivent un salaire de mille dollars par mois", indique Léonie, qui remercie chaleureusement les nombreux organismes qui ont permis la mise sur pied de ce programme en y contribuant par des dons généreux : le ministère de l'Éducation, des écoles, conseils scolaires, agences de voyage, etc.

Les voyages forment la jeunesse…

Nos aventurières vont découvrir là-bas un univers totalement différent de Toronto. "Elles vont vivre des expériences imprévues et vont devoir trouver le moyens de se débrouiller dans un contexte où il n'y a pas toujours de téléphone, d'ordinateur ou d'électricité. Ce stage va élargir leurs horizons et leur permettre d'acquérir une vocation internationale."

Marie-Line Pierre-Antoine, "francophone du monde"

Née de parent haïtiens et français, elle vit à Toronto depuis treize ans. Son projet : faire la récupération, le recyclage et la transformation d'objets recyclables. Au Cameroun, elle compte établir des liens de partenariat avec des femmes défavorisées pour former des coopératives. Elle a aussi l'intention de leur donner des ateliers d'auto-défense. De retour à la maison, elle mettra sur pied une entreprise de recyclage.

Stéphane Mercier, Québécoise

À Toronto depuis six mois seulement, elle a pour projet d'aider à améliorer le service à la clientèle dans les hôtels du Cameroun, puisqu'elle a un peu d'expérience dans ce domaine. Par la suite, elle compte devenir agente touristique.

Nathalie Massé, Franco-Ontarienne

Au Cameroun, elle a pour projet de donner des séance de conditionnement physique à domicile pours les dames au foyer. "Je veux surtout enseigner les techniques américaines, comme Pilates", et elle en profitera pour apprendre la danse africaine qu'elle enseignera à son retour à Toronto. Optimiste, elle estime que le besoin d'exercices physique "va toujours augmenter où que ce soit dans le monde."

Alice Mvukiyehe, burundaise

Alice, qui a une formation en biologie, veut devenir agente de vente en produits pharmaceutiques. "Au Cameroun, j'évaluerai les besoins de la population, et ensuite je servirai d'intermédiaire entre les distributeurs nord-américains et les pharmaciens camerounais."

Jeanne Pikinini, Congolaise

Jeanne est une athlète qui a eu l'heureux privilège de participer aux jeux olympiques comme basketteuse. Au Cameroun, elle ira détecter les jeunes talents, garçons et filles, et leur fournira un entraînement. Lorsqu'elle sera de retour au pays, elle compte les aider à s'intégrer dans de grandes équipes nord-américaines, car "le Cameroun n'a pas les infrastructures nécessaires en ce moment pour mettre sur pied des équipes de fort calibre".

Karine Morin, Québécoise

À Toronto, depuis 12 ans,, elle a pour projet de travailler dans une école camerounaise. À son retour, elle veut mettre sur pied une école-garderie pour les enfants abusés ou d'origine ethnique. "Les enfants qui viennent de pays africains traversent un grand choc culturel à leur arrivée ici, parce que les autres s'imaginent qu'ils viennent dans des huttes. Ils ont aussi de la difficulté à s'intégrer au système d'enseignement canadien, qui fonctionne ici de façon interactive."

Mira Béto, Congolaise

Au Cameroun, Mira enseignera à la population de meilleures habitudes alimentaires. "Les Africaines ont l'habitude de manger un peu n'importe quoi n'importe quand. À leur arrivée ici, ils trouvent des aliment très différents, et leur habitudes empirent : ils mangent trop, pas assez ou très mal." À son retour au Canada, Mira veut être consultante en nutrition pour les Africains nouvellement arrivés au Canada. Elle compte aussi travailler pour un organisme qui lutte contre la faim dans le monde.

Ne ratez pas, dans six ou sept semaines, le retour de nos voyageuses!

 

 

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